Business is business

Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 10:43

Qui n'a jamais dit cette phrase ? Qui n'y a même jamais pensé ?
Qui s'est arrêté là ? Qui l'a fait ? Pour quelles raisons ?
De nos jours, conjoncture oblige, on est généralement plutôt satisfait d'avoir un emploi. Certains vont même jusqu'à penser qu'on "devrait déjà être bien content d'avoir un boulot". Hélas, cela induit parfois que les conditions d'exercice de cet emploi ne sont pas positivement vécues par celles et ceux qui l'occupent.
Que cela soit vrai ou faux n'ayant pas d'importance car nous sommes là dans le domaine du ressenti par chacune et chacun, on reproche autant les salaires insuffisants que les conditions de travail déplorables, en passant par les ambiances délétères et les relations humaines pauvrissimes ... Autant de "bonnes raisons" pour qu'un jour on pense, dise, martèle cette fameuse phrase-titre.



Toutefois, cette même conjoncture ne facilite pas la tâche. Trouver un autre travail est difficile, surtout si on a des exigences particulières qui sont au moins de trouver une amélioration par rapport à celui qu'on exerce aujourd'hui.
Les obstacles ne se limitent d'ailleurs pas à cette conjoncture directement. On peut aussi craindre le regard des autres dont celui de ses proches, douter de la réalité durable de l'amélioration imaginée, passer pour un prétentieux, un instable ou un "dangereux idéaliste".

Mais qu'est-ce qu'un coach vient faire là-dedans ? Qu'apporte-t-il à celui ou à celle qui veut "changer de job" ?

Déjà, un espace de parole convivial. Le "changeur de job" va avoir enfin en face de lui une personne à qui il pourra parler de tout ce qu'il a en tête. Et le coach va donc utiliser cette parole libre pour cerner la réalité écologique de cette envie de "changer de job".
Que veut dire, pour cette personne-là et pas une autre, "changer de job" ?
Un meilleur salaire ? Changer de job est la seule solution pour cela ? Changer d'entreprise aussi ?
Une meilleure reconnaissance ? Mêmes questions subsidiaires.
D'autres responsabilités ? Mêmes questions subsidiaires encore.
Et ainsi de suite.
Quelle est la motivation ? Que se passera-t-il quand l'objectif (validé) sera atteint ? Et s'il ne l'est pas ?
D'où vient cette envie de "changer de job" ? Qui ou quoi en est à l'origine ?

Autrement dit, grâce à cet espace de parole libre, le coach va valider la demande réelle du "changeur de job" et l'accompagner ensuite vers cet objectif validé. Comment faire pour arriver à cet objectif ? Quels moyens existent ? Quelles ressources complémentaires trouver ? Qui peut aider / qui peut gêner ?

Et bien entendu, une fois la stratégie mise en place ... ACTION !


Par Jean-François Bédu - Publié dans : Business is business - Communauté : Ressources Humaines
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 15:47

Clémence, une jeune femme à l'apparence moderne et décidée, la trentaine, avait un projet extraordinaire en tête. Elle allait créer son entreprise ! Après avoir fait ses classes chez les autres, elle se sentait prête pour utiliser ses acquis pour elle-même.
Alors, elle avait monté son projet, peu à peu, soigneusement et avec un enthousiasme porteur. Toutefois, aujourd'hui, rien n'allait plus.

Clémence se définissait comme étant en panne. Elle avait très soigneusement préparé ses dossiers, son fameux business plan, elle avait des clients, elle avait une banque, elle avait des fournisseurs, elle avait un local et même quelques candidats à l'embauche pour les 3 salariés qu'elle comptait recruter, mais ... elle était en panne. Soudain, elle s'était arrêtée, elle ne savait plus par quoi continuer.

Pire, peut-être même : elle se mettait à douter de ses décisions. Peur de l'échec ou de la réussite ? Peur de quoi, en fait ? Tout cela était dans son discours mais aucune solution ne semblait lui convenir. A l'examen de ses décisions, elle reconnaissait qu'elles étaient bonnes et les confirmait mais pour autant, le blocage qui la faisait souffrir était là et la solution était dans un autre registre, sur un autre terrain et elle n'en disait ou n'y voyait rien.

Pratiquement parlant, Clémence avait "le nez dans le guidon". Dès qu'elle levait les yeux ou la tête, elle voyait ... le guidon. A peine la roue avant, quasiment pas la route et en aucun cas le bout du chemin. Savait-elle encore où elle allait ? Continuait-elle à pédaler, d'ailleurs ... Juste pour ne pas tomber !
Heureusement, elle avait eu le réflexe très professionnel de faire appel à un accompagnement extérieur pour sortir de ce blocage qui remettait son projet et finalement sa vie en cause.


Le travail du coach :
Au-delà d'une difficulté, il y a l'environnement de la personne. En dehors de son projet de création d'entreprise, qui donc est Clémence ? Que vit-elle, comment vit-elle, quelles sont ses influences et qui influence-t-elle ? Comment ce projet s'inscrit-il dans sa vie ? Sur qui peut-elle compter, en positif ou en négatif ?

Quand on commence un coaching, on ne sait RIEN. Personnellement, quand je ne sais rien, j'apprends et pour apprendre, je cherche ! Dans le cas de Clémence, les premières informations ont révélé la véritable nature de ce qui l'empêchait d'atteindre son objectif.
Clémence avait peur de la réaction de son mari. Faute d'avoir réussi à en parler, de ça comme de pas mal de choses qui traînaient entre eux. Dans le cas particulier de son mari, sa réaction était de procrastiner (reporter sans cesse au lendemain ce qu'on peut faire le jour même).
Nous avons alors convenu que la solution au non-démarrage de son entreprise passait par la résolution de son habitude de toujours ajourner le dialogue "vrai" avec son mari.





Clémence avait peur d'un juge, elle a heureusement fini par découvrir
un allié inconditionnel !
Par Jean-François Bédu - Publié dans : Business is business - Communauté : En avant vers l'emploi !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 10:31
Chaque année, aux alentours de la période des Fêtes, ça tremble dans bon nombre d'entreprises françaises. C'est la période des cadeaux et le plus gratiné d'entre eux est souvent la fameuse évaluation annuelle, bien fréquemment reléguée au rang de la caricature.
Une évaluation, n'est-ce pas "normalement", une sorte de balance équitable des réussites, des échecs, des améliorations possibles, des progrès accomplis, des avancées, des retards ? On y parle des difficultés rencontrées, des moyens de les résoudre demain, des obstacles franchis et de la manière dont cela a été fait ... Parfois même, on en profite pour en resserrer les liens hiérarchiques.

Enfin ...
C'est la plaquette publicitaire qui le dit, ça !

Dans la réalité, cette évaluation est très nettement ressentie comme un jeu de massacre où seuls les points négatifs sont abordés et souvent sans la moindre reconnaissance du travail accompli et couronné de succès par ailleurs. Réussir, c'est normal, réussir c'est l'espoir de rester en poste, réussir c'est la raison pour laquelle chacun est là.
Vae victis : Malheur aux vaincus !
Il y a des explications dans toutes les directions à cet état de fait. Déjà, quand on félicite quelqu'un, il paraît logique d'augmenter sa rémunération. Aïe, là ... ça coince.
Plus cachée apparaît aussi une autre raison. Si on félicite un subalterne, il va lui pousser des ailes et donc, ne voudra-t-il pas un jour être calife à la place du calife ? Ce calife qui, là, en ce moment, réalise son évaluation ? Ce calife qui va lui-même être évalué par son calife personnel qui risquera alors de le trouver criticable pour avoir "trop" encensé un collaborateur ?

Et puis, un peu de stress, nom de dieu, ça ne fait pas de mal ! Féliciter rend mou ! Enguirlander (Noël approche) motive ! La vieille règle du management à la française a la vie (et la dent) dure. J'ai même connu un manager qui résumait ainsi : "Au ras des narines ! La tête sous l'eau au ras des na-ri-nes ! Pas plus, pour ne pas perdre un collaborateur, mais pas moins pour qu'il n'ait pas envie d'ouvrir sa bouche". Puis il riait de bon cœur.

Mais quel rapport avec le coaching ?

Eh bien, de nombreux cadres (notamment) viennet à moi parce que cet entretien approche et les perturbe. Depuis le temps que les salaires plafonnent alors que les charges augmentent, ce n'est pas l'envie d'avoir une augmentation qui leur manque. Or, ils redoutent que cette évaluation se déroule comme le résumé que j'en ai fait plus haut et qui est si fréquent.

C'est parfaitement le moment et l'occasion de démarrer un coaching ponctuel. Un coaching court, limité à résoudre cet objectif et lui seul : obtenir une augmentation pendant et à la place du jeu de massacre habituel.
On parle de confiance, de stratégie, de motivations de l'un et de l'autre, on fait même un peu de théâtre si nécessaire. Et ça marche. Très bien.
Souvent, c'est d'ailleurs la porte d'entrée pour un autre coaching derrière celui là, un coaching qui va permettre à cette personne d'envisager différemment son avenir professionnel, personnel et humain. Un sacré grand tournant dans la vie, une manière différente et plus épanouissante de penser à sa propre vie.
Par Jean-François Bédu - Publié dans : Business is business - Communauté : Coaching individuel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 10:39
Difficile de passer à côté ! On ne parle plus que de ça.
Certainement pas par hasard. Au delà de l'événement sportif, il y a aussi sa signification personnelle qui interpelle chacun au fond de son esprit. Certains se demandent et certains répondent aussi : "mais qu'aurais-je fait à la place de Thierry Henry ?"
A-t-il triché ? Volontairement ou pas ? Certes, il a touché la balle de la main, mais si le geste peut être admis comme réflexe, la suite, elle, porte à conséquences : OUI, il a jubilé et NON, il n'est pas allé se dénoncer à l'arbitre.



Concernant ce geste et ses conséquences, les Français sont partagés.
Certains n'y voient aucun problème qui soit, parce que "c'est comme ça", parce que c'est le sport, parce que l'arbitre n'a rien vu et tant pis pour lui, parce que la fin justifie les moyens ...
Certains autres pensent que la victoire est entachée de bassesse, de honte pour l'équipe, pour le sport, pour la France et qu'au nom de l'honneur et/ou de la noblesse du jeu, le match soit rejoué.

Changeons un peu de registre ...

Pour moi, en tant que coach, l'analyse entraîne vers des glissements de sens dans tous les domaines de la vie de chacun(e).
Ce geste et ce qui l'accompagne posent des questions intéressantes :

Jusqu'où chacun(e) de nous est-il capable d'aller pour réussir ? Quelles sont nos limites ?
A quoi sommes-nous prêts pour atteindre, dépasser même, les objectifs que nous nous sommes fixés ?
A tout ? A peu de chose ? Pouvons-nous dépasser certaines limites ?
Quand il "faut" "faire le travail", avons-nous ou pas des états d'âme ?

Au travail, par exemple :
Pour remporter un marché, faire des promesses dont je sais qu'elles ne seront jamais tenues ; je le fais ou pas ?
Mon patron m'a refusé une prime de fin d'année malgré mes bons résultats et un fournisseur me propose discrètement une grosse voiture neuve si je fais signer sa proposition au lieu de faire jouer la concurrence ; je le fais ou pas ?
Si je réussis mon challenge, je sais que je vais faire virer un collègue ; je le fais ou pas ? Et si c'est un ami ?

Dans la vie privée également, les exemples sont légion.

Le coach va permettre à l'individu accompagné de découvrir ses vraies limites, leur(s) origine(s) et leurs conséquences. Ce n'est pas un travail anodin car finalement, on explore l'identité de la personne, on travaille sur ses valeurs et parfois même sur son image personnelle, sur son estime de soi.


Aujourd'hui, Thierry Henry, pourtant copieusement soutenu par ses amis et le silence des fédérations, est confronté aux sifflets du public et aux agressions des medias.
Parce que sa main a été vue par tout le monde sauf par celui qui aurait dû la voir ? Parce qu'il n'a rien dit ?
A lui maintenant de gérer son image publique, ses relations avec ses sponsors et j'espère que tout cela se passe bien.

Dans le cas contraire, je suis à sa disposition et si vous en avez la possibilité, faites-lui passer mes coordonnées !

Par Jean-François Bédu - Publié dans : Business is business - Communauté : Ressources Humaines
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Contacter JF Bédu

Pages "On en parle"

Syndication RSS

  • Flux RSS des articles

Recommander

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus