Dans le cadre d'une certaine hypocrisie ambiante, nous n'entendons jamais quiconque dire qu'il n'embauchera pas de senior parce qu'il est trop
vieux, trop cher, ramolli par le poids des ans ... Non, surtout rien de négatif, rien qui serait susceptible de passer pour une discrimination.
On parlera plutôt de manque de poste vacant pour un profil senior ou bien de manque de moyens financiers (c'est la criiiiiise !) pour pouvoir s'offrir l'immense plaisir de recruter un senior si
tout plein de compétences.
Au fait, c'est quoi, cet animal curieux qu'on appelle senior ?
Eh bien, ça a rapidement évolué. Dans les 70's et 80's, un senior, c'était bien. C'était un aboutissement, une fin de brillante carrière, personne n'en trouvait HÉLAS sur le
marché, il fallait payer très cher pour en débaucher un. Oui : en débaucher ! Car ce qui a de la valeur était rare et ce qui est rare est cher. Le senior avait 55 ou 60 ans et il prenait sa
retraite à 65 ans.
Et aujourd'hui ?
N'allons pas trop vite ... D'abord, l'âge du "seniorat" a baissé progressivement, subtilement, au fur et à mesure que "la crise" survenait. Le senior a eu 55 ans, puis comme la
ménagère, il a eu 50 ans. Ensuite, on a commencé à lui trouver des défauts irrémédiables, à l'accuser de tous les maux, trop vieux, mou, prétentieux, caractère de chien, ou
aussi "plus à jour" voire "en mauvaise santé" et fatigué ...
On a même commencé à le licencier !
Et à ne plus l'embaucher.
Aujourd'hui, on peut lire dans certains magazines auto-proclamés professionnels, que les seniors auraient ... 45 ans.
Autrement dit, avant 30 ans, personne n'est bon à quoi que ce soit car trop jeune, manquant d'expérience, difficile à gérer, etc. Et après 45 ans, c'est fini.
Poubelle. 15 ans de vie professionnelle à peu près tranquille, 15 ans de cotisations sociales, pas étonnant que les trous se creusent !
Cas particulier : les femmes ...
Figurez-vous que ces specimens humains, de 30 à 45 ans, ont des enfants ! Elles les font (qui a dit "pondent" ?), ensuite elles les couvent (si, si, il y en a même des qui sèchent le bureau quand
ils sont malades, vous vous rendez compte ?) et enfin, elles les élèvent. Elles passent donc par trois étapes intéressantes : trop jeunes, trop mères, trop vieilles. Pas de chance ; quand est-ce
qu'on choisira le sexe de ses enfants ?
Quel est donc le résultat de tout ceci ?
Officiellement (source DARES), ils sont plus de 310.000, hommes et femmes de plus de 50 ans, à être au chomage, chiffre croissant d'environ 8 à 9% en 2008. En France, le taux
d’emploi des 55-64 ans est de 38%, quand la moyenne européenne est à 45% ( source Juri-Travail). Après l'Italie, il n'y a pas plus faible.
310.000 individus qui galèrent, qui se posent des questions et qui, au bout d'un temps aléatoire, se demandent ce qu'ils vont devenir ou comment faire "en attendant la retraite", qui ne savent
plus comment retourner à l'activité (notamment professionnelle).
Le travail du coach :
Le coach peut accompagner le senior (homme comme femme) sur le chemin de SA solution
individuelle.
Des freins puissants peuvent être levés : croyances qui font imaginer qu'on n'est inutile ou que l'entreprise ne veut plus s'encombrer d'eux, angoisses, désillusion sur le passé
avec remise en cause de son estime personnelle, culpabilisation, pression sociale et/ou familiale ...
Recherche de solutions convenables, voire enthousiasmantes : création ou reprise d'entreprise, activité libérale, nouvelles pistes pour trouver un emploi, nouvel emploi dans un
nouveau poste, expatriation ... mais aussi, pourquoi pas, jouir de son inactivité ?
Et puis, plus globalement, retrouver une vision d'avenir sereine et avancer avec lui (ou elle) sur la voie possible propre à l'individu accompagné.
