Les Seniors

Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 12:12

Dans le cadre d'une certaine hypocrisie ambiante, nous n'entendons jamais quiconque dire qu'il n'embauchera pas de senior parce qu'il est trop vieux, trop cher, ramolli par le poids des ans ... Non, surtout rien de négatif, rien qui serait susceptible de passer pour une discrimination.
On parlera plutôt de manque de poste vacant pour un profil senior ou bien de manque de moyens financiers (c'est la criiiiiise !) pour pouvoir s'offrir l'immense plaisir de recruter un senior si tout plein de compétences.

Au fait, c'est quoi, cet animal curieux qu'on appelle senior ?
Eh bien, ça a rapidement évolué. Dans les 70's et 80's, un senior, c'était bien. C'était un aboutissement, une fin de brillante carrière, personne n'en trouvait HÉLAS sur le marché, il fallait payer très cher pour en débaucher un. Oui : en débaucher ! Car ce qui a de la valeur était rare et ce qui est rare est cher. Le senior avait 55 ou 60 ans et il prenait sa retraite à 65 ans.

Et aujourd'hui ?
N'allons pas trop vite ... D'abord, l'âge du "seniorat" a baissé progressivement, subtilement, au fur et à mesure que "la crise" survenait. Le senior a eu 55 ans, puis comme la ménagère, il a eu 50 ans. Ensuite, on a commencé à lui trouver des défauts irrémédiables, à l'accuser de tous les maux, trop vieux, mou, prétentieux, caractère de chien, ou aussi "plus à jour" voire "en mauvaise santé" et fatigué ...
On a même commencé à le licencier !
Et à ne plus l'embaucher.
Aujourd'hui, on peut lire dans certains magazines auto-proclamés professionnels, que les seniors auraient ... 45 ans.

Autrement dit, avant 30 ans, personne n'est bon à quoi que ce soit car trop jeune, manquant d'expérience, difficile à gérer, etc. Et après 45 ans, c'est fini. Poubelle. 15 ans de vie professionnelle à peu près tranquille, 15 ans de cotisations sociales, pas étonnant que les trous se creusent !
Cas particulier : les femmes ...
Figurez-vous que ces specimens humains, de 30 à 45 ans, ont des enfants ! Elles les font (qui a dit "pondent" ?), ensuite elles les couvent (si, si, il y en a même des qui sèchent le bureau quand ils sont malades, vous vous rendez compte ?) et enfin, elles les élèvent. Elles passent donc par trois étapes intéressantes : trop jeunes, trop mères, trop vieilles. Pas de chance ; quand est-ce qu'on choisira le sexe de ses enfants ?

Quel est donc le résultat de tout ceci ?
Officiellement (source DARES), ils sont plus de 310.000, hommes et femmes de plus de 50 ans, à être au chomage, chiffre croissant d'environ 8 à 9% en 2008. En France, le taux d’emploi des 55-64 ans est de 38%, quand la moyenne européenne est à 45% ( source Juri-Travail).  Après l'Italie, il n'y a pas plus faible.
310.000 individus qui galèrent, qui se posent des questions et qui, au bout d'un temps aléatoire, se demandent ce qu'ils vont devenir ou comment faire "en attendant la retraite", qui ne savent plus comment retourner à l'activité (notamment professionnelle).

Le travail du coach :
Le coach peut accompagner le senior (homme comme femme) sur le chemin de SA solution individuelle.
Des freins puissants peuvent être levés : croyances qui font imaginer qu'on n'est inutile ou que l'entreprise ne veut plus s'encombrer d'eux, angoisses, désillusion sur le passé avec remise en cause de son estime personnelle, culpabilisation, pression sociale et/ou familiale ...
Recherche de solutions convenables, voire enthousiasmantes : création ou reprise d'entreprise, activité libérale, nouvelles pistes pour trouver un emploi, nouvel emploi dans un nouveau poste, expatriation ... mais aussi, pourquoi pas, jouir de son inactivité ?
Et puis, plus globalement, retrouver une vision d'avenir sereine et avancer avec lui (ou elle) sur la voie possible propre à l'individu accompagné.

Par Jean-François Bédu - Publié dans : Les Seniors
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 18:36
Tout bouge, tout change.
Qu'arrive-t-il aux seniors en recherche d'activité professionnelle ?

Petite définition, un senior est une personne qui a potentiellement passé le plus de temps de sa vie professionnelle en entreprise. Un cadre senior a même passé sa vie au service de l'entreprise. Il y a cru, il l'a défendue, il l'a promue ... mais il l'a perdue.

Depuis X jours, semaines, mois ... (stop, je m'arrête là, rassurez-vous), le cadre senior en a pris "plein la tronche".

Ô combien de CV, combien de lettres de motivation
Qui sont partis joyeux pour des boîtes lointaines
Dans ce morne horizon se sont évanouis
Combien poubellisés, dure et triste fortune ...

(la minute poétique, ça fait du bien)

Pire encore, alors que de nombreuses statistiques annoncent un taux de RV obtenus autour de 3 ou 4% (comme si les cadres seniors, répondant à n'importe quelle annonce, montraient ainsi un mélange (d)étonnant d'angoisse et d'incompétence) quel est donc le pourcentage de celles et ceux qui après cet entretien, reçoivent une réponse ? MÊME la fameuse "nous ne pouvons malheureusement pas donner de suite favorable à votre candidature" ?
Qui en ressent alors du mépris vis à vis de sa personne (plus ou moins fortement selon la rapidité avec laquelle on admet la déshumanisation de l'entreprise) ?


Avec le temps, les traumatismes restent et se cumulent. Et ils ne restent pas sans effet.
Quel est donc ce terrible "deuxième effet Kiss Cool" ?

Quantité variable pour chacune et chacun, au bout d'un certain nombre de refus, d'échecs, de désillusions, de mauvais traitements divers, après ou parallèlement à une croyance très limitante qui consiste à se remettre soudain en question sur sa propre valeur aux yeux de l'entreprise (voire des autres en général), à quoi en arrive le cadre senior ?
Il met en doute l'entreprise elle-même,
peu à peu.

Après une phase d'adaptation ("je me remets en cause"), on arrive à une phase de négation de l'émetteur de l'information. Eh oui, ça fait du bien de se soulager d'une culpabilité plus ou moins imaginaire.
Alors, le cadre senior, meilleur serviteur, meilleur représentant, meilleur promoteur de l'entreprise, risque tout doucement, insidieusement, de la prendre en grippe.
C'est un phénomène assez particulier. Certains vont accuser les recruteurs d'être incompétents, d'autres vont leur reprocher de suivre des critères "no risk" démontrant ainsi une certaine lâcheté ...

Plus le temps va passer, plus l'amertume peut s'installer.
Or, dans les cabinets de recrutement, ça finit un jour par se voir ! Pour retrouver la spontanéité, le réalisme, le professionnalisme, l'entrain qui pouvaient être le leur au lendemain de leur licenciement, il serait peut-être nécessaire que ces cadres seniors fassent du théâtre ? D'autant que les chômeurs ont tout leur temps pour cela ...

Et puis, rappelons-nous que certains de ces seniors n'ont jamais cherché d'emploi auparavant ! Aussitôt sortis de leur formation, aussitôt embauchés ! Si, si, rappelez-vous, c'était "comme ça" dans les années 70 ... Avec l'embarras extrême de devoir choisir entre toutes ces propositions alléchantes qu'on leur avait faites à l'époque.

A tout cela, ajoutons la solitude à facettes multiples. Une certaine honte, qui s'accroît avec le temps, un ressenti de culpabilité, une fermeture progressive à l'extérieur. Un espoir, une désillusion et on replonge plus profond.
Et tout déborde "forcément" sur les autres domaines de la vie : sociale, familiale, intime, spirituelle ... Chaque domaine touché entraîne les autres, augmentant ainsi ce que chacun veut bien y projeter, dans une spirale quasi délétère.

Alors, comment "retrouver le moral" ? Une bonne image de soi ? Être plus "efficace" ?
Comment faire pour s'en sortir ?
Et ça veut dire quoi, "s'en sortir" ? Retrouver un emploi de cadre senior salarié ? Créer son propre emploi et/ou sa propre entreprise ? Faire autre chose de sa vie ?
Comment se recréer un bel avenir quand on commence à sérieusement douter de tout ? Comment retrouver une vie libre et autonome ? Une vie gratifiante ? Une vie de pouvoir ?
Seul ou pas seul ?
Seul ? Mais alors, pour quelle(s) raison(s) le cadre senior n'y serait pas déjà parvenu ? Manque de ressources ou manque de vision ? Peut-être.

Comment pourrait-on apporter cette vision et ces ressources aux seniors ? Efficacement, puisque ce qui existe aujourd'hui ne semble pas l'être !

Comment pourrait-on améliorer l'image des cadres seniors auprès des médias et du marché de l'emploi ?

Et puis, d'ailleurs ...
L'âge est-il réellement un handicap pour trouver une activité professionnelle, hein ? Hé oui, commençons par le commencement !
Quand j'ai terminé mes études, un senior, c'était un retraité. Aujourd'hui, un senior, c'est un quinqua et la tendance va parfois vers les quadras ... Ça ne veut plus rien dire !
Avant 30 ans, on est trop jeune, on manque d'expérience. Après 45 ans, on serait trop vieux ? La vie professionnelle ne dure que 15 ans ???
Pour les femmes, bien entendu ... c'est encore pire ! Avant 40 ans, elles font des enfants et ensuite, elles s'absentent quand ils ont le culot d'être malades ...
L'âge ... ça pourrait bien cacher autre chose, l'âge ...

Le travail du coach :
Le but final du travail du coach sera d'accompagner le cadre senior sur le chemin de SA solution individuelle. Qu'il souhaite retrouver un emploi ou le créer par lui-même. Ou même mener une activité différente ! Ou ne plus travailler du tout.
Le coach est tourné vers l'action ; il avancera avec le cadre senior sur SON chemin, pour l'accompagner vers la découverte d'une solution qui l'enchantera. Travail sur "le moral", sur la créativité, sur les ressources non découvertes, sur les solutions pour atteindre des objectifs validés.
Quelle est la solution réellement satisfaisante ? Qu'est-ce qui compte le plus ? Qu'est-on prêt à faire, à ne pas faire ? De quoi peut-on se passer, ne pas se passer ? QUI est ce cadre senior ? QUI sera-t-il demain ?
Le coach va aider le cadre senior à trouver les bonnes réponses à ses bonnes questions, à fabriquer un plan d'action(s) pour retrouver une vie telle qu'il la souhaite.


Par Jean-François Bédu - Publié dans : Les Seniors - Communauté : En avant vers l'emploi !
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 11:19
Mais non, je n'exagère pas !
Même si l'âge du départ recule, le jour arrive où il survient un événement, un courrier, un appel, qui suggère fortement que le moment de prendre sa retraite approche. Certain(e)s s'en réjouissent, d'autres moins. De toute manière nombreux sont celles et ceux qui redoutent la paperasserie qui ne va pas tarder à submerger les foyers, les recherches supposées démentielles, les confrontations avec une administration souvent jugée insupportable ...
Malgré cela, bien des individus vont pouvoir ("enfin") profiter de leur vie sans "devoir" travailler.



Comme je le disais plus haut, certain(e)s ne se réjouissent pas vraiment. Et il existe des individus qui redoutent ce "départ" à la retraite. Les motifs évoqués alors sont multiples. "
Qu'est ce que je peux faire ? J'sais pas quoi faire !" faisait dire Godard à Marianne. Sentiment d'abandon, d'inutilité, voire même comme je l'ai entendu dire un jour : "maintenant, je n'ai plus qu'à attendre de mourir" ...
Certain(e)s retraité(e)s s'empêchent très convenablement de pro-fi-ter et de jou-ir de leur retraite ! On entend souvent dire que la retraite se prépare, mais pour quelles raisons se limiter à la paperasse ? Pour quelles raisons se gêner de préparer de nombreuses années de joies et de bonheur ?
La retraite n'est pas uniquement l'arrêt du travail (et pas toujours), c'est aussi le retour à la maison. Retrouver quotidiennement sa femme, son mari, ses enfants ... Est-ce toujours "si rassurant" ?

Le travail du coach :
Le coach intervient assez souvent dans cette situation. Le plus tôt est le mieux, donc MÊME AVANT le départ à la retraite. Par exemple, pour rassurer, donner ou redonner envie, y faire rêver ...
Le but final de son travail sera d'accompagner le retraité (ou futur retraité) sur le chemin du "savoir en profiter". Continuer à travailler ? Un peu ? Bénévolement ? Apprendre ? Faire du sport ? Bricoler ? Voyager ? S'amuser ? Vivre une passion laissée de côté pendant la vie en entreprise ? Profiter de sa famille ? Tout ça ? Autre chose ? Y a-t-il quelque chose qui gêne ? Quelque chose qui aiderait ?
Le terrain des possibilités est quasi infini, à la hauteur des rêves de l'individu retraité ! Explorons-le !
Par Jean-François Bédu - Publié dans : Les Seniors - Communauté : Coaching individuel
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