Mercredi 10 février 2010
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10:49
Un aveugle est assis sur un banc, devant un étang.
Un homme s'installe à coté de lui et jette du pain aux cygnes.
L'aveugle lui demande :
- Monsieur, s'il vous plaît ... C'est comment, la neige ?
- Euh ... La neige ? Eh bien c'est froid et c'est blanc, répond l'homme.
- Ah d'accord ... Froid, je sais ... mais blanc, c'est comment ?
- Blanc ? Eh bien .. C'est comme les cygnes là, sur l'étang.
- Ah d'accord ... Mais un cygne, c'est comment ?
- Eh bien un cygne, c'est comme un canard, plus gros, avec un long cou ... courbé comme ça ! Et l'homme, mimant le cou du cygne avec son avant-bras dressé et son poignet à angle droit, prend la
main de l'aveugle et lui fait toucher la cassure de sa main.
- Ah d'accord... Merci Monsieur, maintenant je sais comment c'est, la neige ...
Toute cette métaphore pour dire quoi, selon vous ?
"C'est comment, le coaching ?"
Il y a des choses qui ne se comprennent bien que par l'expérience ...
Alors si vous voulez saisir ce qu'est le coaching, ESSAYEZ-LE !
Par Jean-François Bédu
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Vendredi 16 octobre 2009
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15:24
"Tu m'fais chier ! Merde ! Ecoute, ma chérie, va voir un coach et change en vitesse ou bien tu dégages, j'en ai marre, maintenant !"
Et voila que "ma chérie" vient sonner à la porte d'un coach ...
On se demande quelle est sa motivation, son envie réelle de "changer" ou de ne pas "dégager" ... Envie ... Besoin ? 
"Ma chérie" vient voir un coach, poussée par son mari ou son compagnon mais pour elle, n'est-ce pas seulement un moyen de justifier ses échecs ultérieurs ? Elle va peut-être utiliser son
coach comme fusible !
Dès la prochaine engueulade familiale, on entendra voler la célèbre phrase "tant attendue" : "Mais je fais ce que je peux, j'ai un coach ! Comme TU me l'as demandé, en plus. Alors,
soit il est nul et il faut que j'en change, soit c'est que tu es trop impatient, tu devrais attendre un peu !"
Les clients des coachs doivent accepter de remettre en cause leurs comportements et d'évoluer dans le sens de l'atteinte de leurs objectifs vrais ; il y a un minimum. Les coachs ne sont pas
des psychothérapeutes.
Par conséquent, il faut déjà en avoir ENVIE ! Il faut aussi VOULOIR évoluer. Si cette condition n'est pas remplie, comment coacher un "non-coachable" ? Personnellement, je
n'en sais rien !
Le coaching est une complicité, une relation de confiance, entre une personne qui VEUT évoluer de manière optimisée et un coach qui l'accompagne dans ce changement. Il doit donc y avoir une
volonté marquée et toute contrainte est exclue de la relation, bien entendu.
En recevant "ma chérie", le coach commencera par définir avec elle les limites de sa volonté de changer. Si elle n'en manifeste aucune envie, pas de coaching.
Le
travail du coach :
IL N'Y A PAS DE COACHING SANS DEMANDE DU COACHÉ.
Lors du premier contact, le coach examinera l'alternative offerte par l'ultimatum posé par le compagnon de "ma chérie" et qui a suffi à la faire venir consulter un coach.
Que veut "ma chérie" ? Avec les deux mots "changer" et "dégager", quelle est sa combinaison A ELLE ?
Changer et ne pas dégager ? Ne pas changer et dégager ? Ne pas changer mais ne pas dégager pour autant ? Changer et dégager quand même ?
VEUT-ELLE autre chose ? En plus ? A la place ?
Attend-elle un autre accompagnement du coach ? Qu'est-ce donc qui l'a faite venir parler à un coach ?
Partant de là, sur des bases assainies, le coaching ainsi éclairci pourra commencer.
Ou pas.
En toute liberté pour "ma chérie".
Par Jean-François Bédu
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Lundi 12 octobre 2009
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09:42
La semaine dernière, alors que j'étais de passage en Charente, mon amie Pascale m'avait réservé la surprise de m'emmener visiter un parc privé
totalement inconnu du grand public et quasiment abandonné, hors des sentiers touristiques.
Après une jolie promenade, au détour d'un sentier, je me suis retrouvé en face d'une petite rivière au bord de laquelle, ô merveille, se tenait un de mes arbres préférés, un figuier.
Et un figuier ... plein de fruits !
Je me suis arrêté, là, à une dizaine de mètres, sentant le parfum de son feuillage et admirant la quantité étonnante de figues qui n'attendaient qu'une main alerte pour les cueillir, en l'occurence
la mienne !
Coup de chance ou immense prévoyance du jardinier qui l'avait planté, le figuier se trouvait près d'un muret qui pouvait me servir de perchoir afin de ramasser assez haut les délicieuses.
Vous avez certainement remarqué que lorsque vous regardez un arbre fruitier en pleine production, il est rempli de fruits qui ont tous l'air plus savoureux les uns que les autres. L'envie d'en
ramasser devient alors irrépressible.
Aussitôt dit, aussitôt fait, vite, je grimpe sur le muret, plonge dans le feuillage et soudain ... plus rien.
Mais où sont donc les figues juteuses, sucrées, déjà mûres que je voyais pas centaines quand je suis arrivé au bord de l'eau ? Là, une à droite, puis une à gauche, petite et un peu dure ... Mais
toutes les autres ?
Les amis qui m'avaient emmené dans ce parc étaient encore en bas et eux, ils les voyaient, "mes" figues !
Très gentiment, Pascale se mit alors à me donner des indications pour que je les voie à mon tour et que je puisse les ramasser. Mieux, elle avait aussi trouvé une perche au sol non loin de là, afin
que mon bras ainsi allongé, puisse aller plus haut encore et avec plus de confort pour prélever les figues que je n'aurais pas pensé pouvoir cueillir.
Et depuis le sol, mon amie Pascale me guidait toujours de la voix et du geste, m'incitant à soulever une feuille pour voir derrière, à déplacer un rameau pour glisser ma perche plus précisément, à
tirer sur une branche pour approcher les fruits inaccessibles. Sans elle, je n'aurais jamais pu faire une belle cueillette. Je ne pouvais pas tout voir seul et décider quoi faire d'efficace,
manquant de recul et vision assez large. Grâce à elle j'ai même découvert plein d'autres branches garnies de figues sublimes que je n'avais même pas vues d'en bas !
Trop de branches, trop de rameaux, trop de feuilles étaient devant mes yeux, le parfum m'enivrait, le stress me gagnait et je n'aurais au mieux pu avoir que quelques fruits mal choisis au prix d'un
énervement certain et d'une frustration évidente par la suite. Surtout qu'en m'éloignant à mon tour, j'aurais alors revu ces figues qui m'auraient "bien nargué".
Le
travail du coach :
Ici, c'est Pascale qui a fait un travail de coach.
Les feuilles, les rameaux et les branches du figuier étaient comme les obstacles divers qui se hissent devant les yeux en empêchant de voir au-delà. Les figues, ce sont les objectifs à
atteindre.
Que ce soit dans l'entreprise, à l'école, en famille, ou encore "à la maison", quand on a le nez sur les choses, on n'en voit souvent que les obstacles qu'ils représentent. Plus on se laisse
aveugler par le quotidien familier, plus les solutions à l'accomplissement de ses objectifs seront faibles et rares.
Le travail du coach, notamment dans cet exemple, c'est d'accompagner les individus en leur ouvrant les portes du possible, en leur indiquant les pistes, en leur éclairant la route, en leur donnant
des choix possibles pour réussir leurs objectifs.
Quand j'étais dans le figuier, Pascale m'a dit qu'il y avait des fruits derrière le rameau que j'avais devant les yeux, elle ne m'a pas dit ce que je devais faire du rameau. L'écarter était mon
choix, j'aurais pu le contourner, le couper, passer dessous, etc. J'aurais pu ne pas l'écouter ou lui dire que je préférais aller vers la droite que vers la gauche. Après tout, c'était bien moi qui
risquais de me casser la figure !
Son travail de coach, respectueux de mes décisions finales, a été de me donner des indications, des pistes possibles, pour que je trouve "mes" figues tant souhaitées, que j'atteigne mon objectif
d'en ramasser une belle récolte.
Elle avait avec ce figuier une distance que je n'avais pas, un angle de vue qui me manquait.
Elle m'a offert le choix entre plusieurs bonnes solutions pour ma cueillette et elle a facilité ma vie à ce moment-là. Elle m'a aussi enseigné que pour ma prochaine récolte du même genre, j'aurais
bien besoin d'une tierce personne afin de guider mon bras, une ressource à laquelle je n'avais pas pensé avant.
Ce jour-là, ayant toujours eu le choix de suivre le chemin que ma coach Pascale me proposait et sachant que c'était une bonne route, ma vie a été plus simple, m'a apporté plus de plaisir et
énormément de facilités supplémentaires. J'étais donc certain alors de prendre les bonnes décisions pour réussir.
Post-Scriptum : Oui, elles étaient bonnes, ces figues ! ;-)
Par Jean-François Bédu
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Lundi 5 octobre 2009
1
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/2009
11:16
"J'aimerais bien changer ..."
"Il faut absolument que ça change"
"Vivement que ça change" / "Pourvu que ça change"
Nous avons tous connu ce genre de phrase, soit pour les avoir prononcées nous-mêmes soit pour les avoir entendues dire par d'autres.
Or, souvent, ce "changement" à l'apparence miraculeuse et au bénéfice espéré ne vient pas.
Il est pourtant le signe du souhait d'une amélioration ou pour le moins de l'envie qu'un inconvénient cesse. Si ce changement ne se réalise pas, qu'est-ce qui fait que nous acceptons
néanmoins de vivre l'inconfort ? Quel bénéfice y trouvons-nous ? Quelle impulsion pourrait nous faire avancer vers plus de plaisir ou de bénéfice reçu ?
Le
travail du coach :
Avec l'accompagnement du coach, le changement n'a plus rien de redoutable ; il devient accessible, il est préparé, rêvé, imaginé, anticipé. Ce qui pose problème devient une
occasion à saisir pour avancer. Par le renforcement de ses vraies valeurs, la personne accompagnée renforce son identité propre. Ses potentiels sont réveillés et sa créativité
personnelle augmente considérablement.
Au fur et à mesure de l'accompagnement, les motivations se développent, la mobilisation sur le projet s'accroît, par la prise de conscience de ses propres enjeux, l'engouement qu'ils
suscitent et aussi par la redécouverte du plaisir de faire. L'individu coaché est rassuré de devenir acteur de son propre changement dans la mesure où il le maîtrise ainsi en toute
autonomie.
Il passe de la crainte ou aussi de l'envie (besoin, désir ...) de changer à la joie et au plaisir de changer.
Par Jean-François Bédu
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Vendredi 11 septembre 2009
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12:14
Dilemme souvent qualifié de cruel et je ne pense pas que le mot ait été choisi sans réflexion. La confiance est un sujet qui fait mal. A
soi-même et certainement encore plus aux autres.
La plupart du temps, lorsqu'on évoque ce sujet, celle à laquelle on pense est la confiance déficitaire.
On n'a pas confiance. En soi, dans les autres, en général, dans l'avenir, etc.
Toutefois, le mieux est dans certains cas pire que le bien.
La confiance en l'autre :
Vous, lui, elle, moi, nous avons tous un seuil au-delà ou en deça duquel nous estimons "ne pas pouvoir" ou "ne plus pouvoir" avoir confiance. Rien n'est définitif, d'ailleurs, la
confiance est plutôt un espace dont les bornes souvent floues ne reposent pas réellement sur quelque chose de concret ni de rationnel. L'émotion y a un rôle prépondérant, même si on la nomme
autrement. Chacun(e) peut donc accorder ou retirer sa confiance selon des normes inexistantes dominées par une simple "impression" même passagère. Un mot, un regard, un geste ... suffira
amplement.
Le manque de confiance est une sorte de paralysant, un curare qui empêche l'action, qui la rend inefficace ou même contraire au résultat souhaité. Dans la vie des entreprises, elle est un des
facteurs qui handicapent la délégation, par exemple, et dans la vie privée, elle participe tristement à la jalousie, la vraie, celle qui assassine les couples.
Les personnes qui ont ce manque de confiance n'en souffrent pas obligatoirement, ils peuvent la revendiquer ou parfois la compenser par une attitude de "personne-exemplaire". Toutefois, ils se
rendent souvent compte que cela handicape leurs prises de décisions et leur capacité à faire des choix. A force de douter de tous, bien des gens concernés préfèrent systématiser leur défiance parce
que c'est au final plus confortable à vivre.
Et pourtant ...
Pourtant, l'excès inverse, le trop plein de confiance en l'autre, a aussi de sérieux inconvénients. Les personnes trop confiantes sont souvent décrites comme "trop gentilles" ou comme "bonne
poire", elles ont parfois une certaine complaisance vis à vis d'elles-mêmes, comme si c'était "mieux" que le manque de confiance, justement. Elles souffrent parfois avec le sourire gentil des
victimes qui se font "rouler dans la farine" à longueur de temps. Parfois aussi, elles enragent de se "faire avoir".
En entreprise, qui va accepter de leur faire confiance ? On va leur reprocher un manque de jugement ou d'esprit de décision ou de capacité à négocier ! Comment ces personnes pourront-elles
faire passer leurs idées ou devenir décisionnaires ? Si c'est ce qu'elles souhaitent, bien entendu ...
Dans la vie personnelle, elles risquent aussi des mésaventures, abus, trahisons, escroqueries diverses.
Il existe également un certain nombre d'individus assez majoritaires qui n'ont pas la même attitude dans la vie privée et dans la vie professionnelle. Selon le domaine de vie concerné, ces
personnes auront trop ou trop peu confiance ou encore ... juste ce qu'il leur faut !
Cela amène naturellement à imaginer qu'au final, "trop et trop peu" relèvent du même déficit : celui à maîtriser la confiance à accorder à l'autre.
Il ne s'agit donc pas vraiment de supprimer un manque de confiance qui gêne plus qu'un excès de confiance dont "les autres abusent", mais de contrôler la confiance en l'autre ! Il devient
dès lors plus confortable de trouver la "bonne" quantité de confiance à accorder pour en ressentir un soulagement personnel vrai.
Dans les deux cas et dans tous les domaines de la vie.
La confiance en soi :
Dans un premier temps, il faut déjà énoncer une petite vérité : nous avons tous un déficit de confiance en nous.
Reste à voir si c'est supportable ou pas.
Si on n'en souffre pas, si les conséquences ne sont pas douloureuses, il n'y a pas de problème ; il peut juste y avoir une certaine prudence d'action finalement assez banale même si chaque individu
peut néanmoins souhaiter savoir s'il peut repousser sa propre limite.
Si on en souffre, il y a urgence à traiter le sujet. Pour quelles raisons accepter de nager dans le malheur ?
Ces personnes souffrent et elles peuvent même penser manquer de courage alors que ce n'est généralement pas le cas, c'est même un contresens. A force de "prendre des coups", cela peut retentir sur
leur estime de soi.
Simplement parlant, elles n'osent pas. Elles ont peut-être été échaudées, peut-être pas, peut-être aussi dans un autre domaine et elles transposent cette émotion négative dans les autres.
En positivant, on se rend toutefois rapidement compte que, si on parvient à maîtriser cette confiance en soi, quel meilleur
garde-fou peut-on imaginer ? Une "bonne" maîtrise permet de ne pas être handicapé dans son action par un immobilisme chronique ni de prendre un retour de manivelle douloureux en cas
d'exagération inverse.
A l'opposé (?) donc, les personnes qui sont atteintes d'excès de confiance en elles ne se considèrent pas comme "en souffrance" ;
elles sont au contraire plutôt contentes de "tout oser".
Comme le chante Yannick Noah (quelle coach-attitude !), il est réellement positif d'oser car pour avancer, un bon moteur est un atout de choix. Avoir "trop" de confiance en soi, par
contre, est un euphorisant délicat à manier. Fini, le garde-fou dont je parlais avant ! L'individu qui a ainsi ce niveau de confiance en lui a tendance naturellement à ne pas tenir compte de
certains critères de risque qui auraient pu l'alarmer sur le résultat possible de son action. Le "j'ai confiance en moi, ça va marcher" peut rapidement se transformer en "on verra
bien" voire même en "je m'en fous".
Le travail du coach :
Le manque de confiance à 100% n'existe pas.
Comme je le disais précédemment, il y a un nombre important d'individus qui n'ont pas la même attitude apparente
dans la vie privée et dans la vie professionnelle. Selon le domaine de vie concerné, ces personnes auront trop, trop peu confiance en elles-mêmes. ou juste ce qui leur convient.
La confiance est une sorte de pari sur l'avenir avec une prise de risque plus ou moins élevée, plus ou moins
calculée. Le résultat de ce calcul permettra ou non à l'individu d'accepter ou non le risque supposé encouru et d'agir, en quantité comme en qualité.
Pour avancer sans souffrance, il est intéressant de constater et de comprendre ce qui s'est passé dans le ou les domaines où la confiance en soi est bonne et qui n'a pas eu lieu (ou qui a été
annihilé) dans les autres.
Grâce à cet accompagnement, l'individu pourra revoir sa confiance en lui et l'amener à un taux personnel qui lui permettra de mieux profiter de ses décisions et de leurs
conséquences.
Par Jean-François Bédu
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