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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 12:42

 

L’Agence européenne de santé et de la sécurité au travail recueille, depuis une quinzaine d’années, et à travers l’Union européenne, des informations sur « l’hyperstress associé à une morbi-mortalité tant somatique que psychosociale » ou, en six mots brefs : stress sur le lieu de travail.

Résultat : un salarié européen sur cinq s’en plaint. Le Dr Patrick Légeron (cabinet Stimulus) note que la plupart des victimes œuvrent dans le secteur tertiaire, et que les femmes y sont plus exposées que les hommes.

Dans le pire des cas ce stress se solde par un suicide, mais cette tragédie reste « la partie émergée de l’iceberg », son versant le plus spectaculaire. Sous le niveau de flottaison : le « sur-risque » cardiovasculaire, les pathologies musculo-squelettiques et les troubles anxio-dépressifs. Ce stress procède en trois étapes : le stress normal, le stress chronique (« préoccupation pré-morbide ») et le stress pathologique (morbide). Jusqu’à la seconde étape, le dépistage est utile, et la médecine du travail autant que la médecine de ville devraient s’enquérir du moral des patients sur leur lieu de travail, comme on mesure la pression artérielle. La prescription devient indispensable lorsque le patient franchit la troisième étape et « entre dans la pathologie ». Les anxiolytiques et antidépresseurs, fortement déconseillés jusque là, peuvent alors être recommandés pour tempérer le « burn-out », voire les pulsions suicidaires.

(© Panorama du Médecin, p22-24, Pascal Solère, 25/05/2009)

 

Le magazine originel explique l'orientation médicale de l'article. Toutefois, les conséquences du stress au travail sont catastrophiques dans bien d'autres domaines.

Tout le monde a entendu parler d'entreprises qui utilisent le stress comme outil de management, qui ont même embauché des "spécialistes" pour cela et dont parfois les résultats ont explosé.

Explosé juste avant certains de leurs salariés qui ont reçu une dose bien supérieure à celle qu'ils pouvaient supporter. En silence, pour ne pas perdre leur emploi, préférant alors dans certains cas extrêmes perdre leur vie. Ne peut-on pas alors considérer qu'il y a "comme un léger abus" ? Comment peut-on justifier d'avoir cédé ainsi au chantage à l'emploi ? Comment expliquer son choix ? Etait-ce un choix ? Pour quelles raisons a-t-on subi sans réagir ? Hors de l'entreprise, qui était au courant ? Dans l'entreprise, sur qui pouvait-on compter ? Les responsables (sont-ils coupables ?) ont-ils été découverts et que leur est-il arrivé ? Les divers représentants du personnel étaient-ils au courant ?

 

Il vaut souvent mieux prévenir que guérir, si vous me permettez de rester dans le champ lexical de la médecine.

Dans les deux cas, la solution se situe clairement dans le domaine de compétence d'un coach, qu'il soit mandaté par l'entreprise elle-même, le Comité d'Entreprise, le Comité d'Hygiène et de Sécurité, un Délégué Syndical ou bien évidemment, par le salarié en personne.

 

 

Par Jean-François Bédu - Publié dans : Actualités
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 10:04
Parlant de "surcharge de travail" et de "management par la terreur" dans le cadre de son emploi, un salarié de France Télécom s'est suicidé le 14 juillet à Marseille, a-t-on appris lundi 27 juillet de sources syndicales.
"Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom. C'est la seule cause", a écrit le salarié, fonctionnaire de 51 ans, qui a mis fin à ses jours à son domicile.
Dans la lettre laissée à sa famille, dont l'AFP a eu copie et dont le contenu a été communiqué, selon sa volonté, à ses collègues et aux délégués du personnel, il évoque notamment l'"urgence permanente", la "surcharge de travail", l'"absence de formation", la "désorganisation totale de l'entreprise" et le "management par la terreur".
"Cela m'a totalement désorganisé et perturbé. Je suis devenu une épave, il vaut mieux en finir", ajoute-t-il.

(nouvelobs.com - 28 juillet 2009)

L'horreur.
Comment peut-on en arriver là ?

Comment un salarié peut-il glisser vers le bas au point de se suicider ?
Comment un salarié peut-il glisser vers le bas au point de pousser un collègue au suicide ?
Comment ne pas prendre de mesures d'urgence lorsqu'on constate le glissement vers le bas d'un collègue de travail ?
L'entreprise est-elle un lieu de vie ou de mort ? Y est-on en sécurité ? Quelles sont les limites de la solidarité ?

Les questions sont multiples, exacerbées par la tristesse et la révolte qui entourent ce genre d'accident gravissime.

Le travail du coach :
Il y a trois manières principales d'intervention du coach, en réalité.
Premier cas, intervenir à la demande de l'entreprise, notamment pour accompagner cadres et dirigeants à réaliser un management humain et respectueux des personnes, dans l'intérêt commun de la personne accompagnée et de l'entreprise, ce qui n'est absolument pas incompatible. En prévention ou en "correction du tir".
Deuxième cas, intervenir à la demande d'un salarié pour l'aider à surmonter une situation devenue insupportable dans son travail.
Troisième cas, intervenir à la demande d'un Comité d'Entreprise ou d'un Syndicat pour aider une ou plusieurs personnes -avec leur accord indispensable- supposées en danger.

Ces trois manières d'agir peuvent de plus être entreprises simultanément.
Dans tous les cas, il est souhaitable bien entendu de prendre les individus en coaching avant qu'il ne soit trop tard ...
Par Jean-François Bédu - Publié dans : Actualités
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