Mardi 8 décembre 2009
2
08
/12
/Déc
/2009
10:31
Chaque année, aux alentours de la période des Fêtes, ça tremble dans bon nombre d'entreprises françaises. C'est la période des cadeaux et
le plus gratiné d'entre eux est souvent la fameuse évaluation annuelle, bien fréquemment reléguée au rang de la caricature.
Une évaluation, n'est-ce pas "normalement", une sorte de balance équitable des réussites, des échecs, des améliorations possibles, des progrès accomplis, des avancées, des retards ? On y
parle des difficultés rencontrées, des moyens de les résoudre demain, des obstacles franchis et de la manière dont cela a été fait ... Parfois même, on en profite pour en resserrer les liens
hiérarchiques.
Enfin ...
C'est la plaquette publicitaire qui le dit, ça !
Dans la réalité, cette évaluation est très nettement ressentie comme un jeu de massacre où seuls les points négatifs sont abordés et souvent sans la moindre reconnaissance du travail
accompli et couronné de succès par ailleurs. Réussir, c'est normal, réussir c'est l'espoir de rester en poste, réussir c'est la raison pour laquelle chacun est là.
Vae victis : Malheur aux vaincus !
Il y a des explications dans toutes les directions à cet état de fait. Déjà, quand on félicite quelqu'un, il paraît logique d'augmenter sa rémunération. Aïe, là ... ça coince.
Plus cachée apparaît aussi une autre raison. Si on félicite un subalterne, il va lui pousser des ailes et donc, ne voudra-t-il pas un jour être calife à la place du calife ? Ce calife qui,
là, en ce moment, réalise son évaluation ? Ce calife qui va lui-même être évalué par son calife personnel qui risquera alors de le trouver criticable pour avoir "trop" encensé un collaborateur
?
Et puis, un peu de stress, nom de dieu, ça ne fait pas de mal ! Féliciter rend mou ! Enguirlander (Noël approche) motive ! La vieille règle du management à la française a la vie (et la
dent) dure. J'ai même connu un manager qui résumait ainsi : "Au ras des narines ! La tête sous l'eau au ras des na-ri-nes ! Pas plus, pour ne pas perdre un collaborateur, mais pas moins pour qu'il n'ait pas envie d'ouvrir sa bouche". Puis il riait de bon
cœur.
Mais quel rapport avec le coaching ?
Eh bien, de nombreux cadres (notamment) viennet à moi parce que cet entretien approche et les perturbe. Depuis le temps que les salaires plafonnent alors que les charges augmentent, ce n'est pas
l'envie d'avoir une augmentation qui leur manque. Or, ils redoutent que cette évaluation se déroule comme le résumé que j'en ai fait plus haut et qui est si fréquent.
C'est parfaitement le moment et l'occasion de démarrer un coaching ponctuel. Un coaching court, limité à résoudre cet objectif et lui seul : obtenir une augmentation pendant et à la
place du jeu de massacre habituel.
On parle de confiance, de stratégie, de motivations de l'un et de l'autre, on fait même un peu de théâtre si nécessaire. Et ça marche. Très bien.
Souvent, c'est d'ailleurs la porte d'entrée pour un autre coaching derrière celui là, un coaching qui va permettre à cette personne d'envisager différemment son avenir professionnel, personnel et
humain. Un sacré grand tournant dans la vie, une manière différente et plus épanouissante de penser à sa propre vie.
Par Jean-François Bédu
-
Publié dans : Business is business
-
0