Coaching Pratique

Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 11:50

Combien de personnes avez-vous déjà entendu dire "mon mari me rend folle", "ma femme me rend mauvais", "mon patron me torture", "quand il dit cela, je perds mes moyens", "c’est lui qui m’a fait faire cela", etc. ?

Combien de personnes connaissez-vous qui arrivent déjà stressées au travail de bon matin car leur train avait 45 minutes de retard (voire moins !) ou qu'ils sortent des bouchons de la circulation et qu'ils ont tourné une demi-heure avant de trouver une place pour se garer ?

Combien de personnes connaissez-vous qui perdent systématiquement leurs moyens selon le contexte ?


Je pourrais dire que c’est comme si, pour ces personnes, l’état dans lequel elles se mettent est

complètement déterminé par la situation, les évènements extérieurs, et qu’ils ne font que subir.


C’est comme si en fait ces personnes n’étaient pas responsables de leur état, de leurs émotions, de leur

manière de répondre à ces situations. La question à poser est alors qui est responsable de notre état, de nos émotions, de nos réactions ?

Est-ce notre chef au travail ? La fluidité de la circulation ? La météo ? La manière dont on nous parle ?

La chance ? La malchance ?


Ce que l’on observe ici est ce que l’on appelle un comportement de victime.


Pour ces individus, leurs émotions et leur manière de réagir sont comme déterminées par ce qui se passe à l’extérieur, en tant que réponse à un stimulus.


Et ces individus sont
convaincus que "c'est comme ça", qu’elles n’ont pas le choix, que selon ce qui se passe, elles vont ressentir tel ou tel état. Par exemple, "mon patron me dit que mon travail ne vaut rien" alors "je perds mes moyens et cela me met dans une colère épouvantable (ou dans une déprime des plus profondes).


Le problème est que ce circuit "infernal" implique l'abandon du choix dans la manière de répondre aux évènements de la vie, et par suite la perte de la responsabilité. Et c’est alors que l’on créé une attitude de victime.

Victime des autres, des évènements, de la malchance, etc. Cela revient à laisser la commande ou le contrôle de nos émotions à l’extérieur, ou à laisser aux autres les "manettes" pour nous faire ressentir telle ou telle émotion.

La conséquence est que pour les individus qui réagissent ainsi, l’impression est "je suis victime" des

autres ou des évènements. L’impression est de ne pas pouvoir gérer sa vie, de ne pas en être

responsable, et d’avancer dans la vie au travers des situations en ne pouvant rien y faire.



Le travail du coach :

Pour passer d’une manière de réagir "victime" à une attitude "décisionnaire" avec le choix et la liberté de répondre aux évènements, le travail du coach consiste à aider l'individu à se réapproprier ses propres pouvoirs de décision : ressentir, réfléchir (penser), dire et agir.

Retrouver son autonomie décisonnelle grâce à l'accompagnement du coach permettra alors à l'individu d'en finir avec son ressenti de victime et de se réapproprier en toute responsabilité ses pouvoirs de décision.

Redevenir maître(-sse) de ces propres pouvoirs apporte alors un confort, une sérénité et le plaisir dans le choix des réponses que l'individu aura décidé de faire, face à une situation ou une parole venant "de l'extérieur".

L'individu redevient responsable envers ses propres pensées et ses propres émotions, mais aussi envers les autres de ses paroles et de ses actions. Ainsi une limite s’établit entre sa responsabilité de lui-même et sa responsabilité envers les autres à travers ses expressions.

L'individu n'est pas responsable des pensées et des émotions des autres.

Par Jean-François Bédu - Publié dans : Coaching Pratique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Contacter JF Bédu

Pages "On en parle"

Syndication RSS

  • Flux RSS des articles

Recommander

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus